


Je t’avais vu partir seul, je ne sais plus où, là-bas, ailleurs, autre part.
Tout celà m’importe peu.
Maintenant que tu n’es plus là, ton souvenir s’efface, tout doucement.
Qu’adviendra-t-il de moi ? Je ne sais.
Je vois des tâches noires éparses se dresser devant moi, des courbes, des sons, des ombres et des formes tentant de reproduire l’image qui me reste de toi.
La lumière de ton absence brille par les feux de
ton silence.
Les rideaux de ma chambre tentent de recouvrir mon corps, m’emportant sans effort vers ce lieu où si souvent ton âme se traînait. Ton âme traînait
Je n’ai pas peur.
Je suis confiant à l’idée de te revoir.
Je sais où je vais.
Le désir de te revoir me brûle ; rappelle-toi ces mains douces et blanches taillées par mon amour, celles-la même qui te soutenaient dans ces chambres bercées par la douleur des mots.
L’encens porte l’odeur d’une voix qui s’est tue.
Tu ne réponds toujours pas.
Tu n’as rien à pardonner ; c’est aussi simple que ça. Ce n’était pas de ta faute, cette histoire là.
Il te suffit de revenir, finir ensemble ce que l’on avait déjà commencé,
pour que tout s’en aille.
La pièce commence à trembler dans mon esprit, troublant ma vision ; une chaleur apaisante m’envahit, réchauffant mon cœur apaisé.
Ca y est ; je te sens arrivé ; la fumée qui m’entoure laisse apparaître le chant de ta parole si longtemps réprimé. Je te vois. Regarde-moi, là, comme ca ; ne pense plus à rien. Je suis là. Pour toujours.
Parle moi.
T-O




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